La presse féminine est formidable : entre les dossiers du printemps (« Soyez belle pour l’été ») et ceux de la rentrée (« Perdez vos kilos des vacances »), les rédactions des titres phares nous proposent pour l’été du GROS dossier sexo. Mais attention, hein, là on a du lourd, de l’inédit, du sensationnel.
Pardon. je m’interromps juste le temps de pouffer. Pouf, pouf. Oui, Ã moi aussi Desproges me manque.
Je disais quoi ? De l’inédit, donc, et du sensationnel. Eh oui, Ladies and Morues Crédules, la presse féminine vous éclaire de ses fulgurances avec de l’info jamais vue.
Petite revue de presse pour vous épargner des achats inutiles.
Tout d’abord, le supplément sexe de l’été chez Cosmo. Sa Majesté Overnoy (la rédactrice en chef en personne, ça rigole plus) est descendue dans l’arène pour nous rédiger un splendide « Le clitoris, c’est encore mieux que ce qu’on pensait ». Ca te défrise la touffe, ça, hein, Lectrice ?
Je veux dire, le clitoris, on connaissait, mais tu pensais que c’était Rosemonde Pujol et son petit bout de bonheur, Hilda Hutcherson et Nathalie Giraud, Maïa Mazaurette et Damien Mascret, voire ZoneZeroGene à sa modeste échelle, qui avaient communiqué sur le sujet au cours des 5 dernières années, à de multiples reprises ? Mais naaaaaan, t’as tout faux ! Cosmo est à la pointe de l’innovation, et révèle en exclu l’anatomie du clitoris, tout le mérite de cette découverte (en 3 D via une sonographie complète) étant attribué à Odile Buisson, échographiste, et au Dr Pierre Foldès.
Notons au passage que ce médecin est formidable : il est en effet spécialisé dans la chirurgie réparatrice des mutilations génitales.
Cependant, je m’interroge sur l’attribution de la découverte de l’anatomie clitoridienne, telle qu’elle est suggérée dans l’article. Overnoy écrit : « Un clitoris, c’est spec-ta-cu-laire. Mais personne ne le sait, ou presque. Et ça, c’est parce que personne ne s’y est intéressé. Ou presque. » Ce « ou presque », c’est Maïa, Damien, Rosemonde, Nathalie et les autres ? (A ce stade, je ne me compte même pas parmi ces autres, on va pas péter plus haut que son cul, mais bien sûr, j’ai veillé dans mes bouquins a décrire le clitoris dans son ensemble. Histoire de fournir de l’info complète, sourcée et pertinente).
Alors certes, la reconstitution en 3D c’est extra, et loin de nous l’intention de nier les apports de cette technique. Mais Rosemonde, Hilda, Nathalie, Maïa, Damien et les autres avaient déjà expliqué l’anatomie du clitoris, avec toutes ses ramifications : bulbes vestibulaires, crura, etc. Quant à cette prétendue découverte de la CUV, mentionnée dans l’article (le fameux trio urètre-clito-vagin), rions un peu pour ne pas grincer des dents : elle est où, la découverte ? Ben oui, elle est mentionnée depuis longtemps dans tous les bouquins et articles pertinents consacrés au clitoris.
Rendons à César ce qui est à César : pour la sonographie avec reconstitution en 3D du clitoris, merci du fond du coeur à Odile Buisson et au Docteur Foldès. Pour l’anatomie du clitoris proprement dite, convenons qu’il eût été loyal de citer les écrivains qui se sont penchés sur le sujet et l’ont médiatisé bien avant eux. Avec une exactitude égale.
Ensuite, toujours dans le supplément sexe de Cosmo : Sasha Philippe, la « Love Détective », part « A la recherche de la fellation parfaite ». Bon, on ne va pas tirer sur une ambulance, hein, c’est la Love Detective, quoi… Et ce serait faire preuve d’inutile cruauté que s’acharner à reprendre point par point son article, pour le mettre en lien avec les dernières publications sur la pipe. Web et papier confondus. Restons sobres.
Passons à Biba : rien de neuf sous le soleil, le culte de la performance est toujours au top. Abandonnez donc tout projet d’oisiveté sereine pendant vos vacances, il vous faudra baiser comme des oufs à grand renfort de « jeux coquins et scénarios très chauds », afin de dire « bye-bye au sexe plan-plan ».
Bon sang, je suis fatiguée d’avance. Le farniente sexuel, apparemment, c’est pas hype. Ajoutons à ça les « 30 idées qui bousculent nos habitudes » (au cas où vous seriez trop débiles pour comprendre que l’habitude c’est le Mal), parmi lesquelles des suggestions pour pimenter vos positions fétiches, sans oublier mon favori ultime, celui qu’on nous ressort chaque année et dont je ne me lasse pas : « adopter les positions qui nous rendent belle ». Ce concept, je l’ai raillé dans un tas d’articles et le plaisir reste intact puisque la presse nous le ressert, sans même avoir la décence de nous l’assaisonner un peu.
Et chez Glamour, ça dit quoi ? Ben ça dit pas grand-chose est c’est une bonne surprise : simples témoignages sur « la plus belle nuit de ma vie ». Ca ne mange pas de pain et c’est gentillet.
On termine par le gros morcif, spécialisé foufounes et quéquettes : le magazine Sensuelle. Alors Sensuelle, c’était chouette, avant que ça ne rentre dans le rang. Le concept me plaisait vraiment beaucoup. Mais bon, pas de miracle au final, et c’est bien dommage, car le vrai contenu est maintenant noyé dans du dossier formaté, rebattu.
Pour l’été, Sensuelle nous gratifie donc d’un coup double : le numéro 15 + un hors-série. Dans le numéro 15, on a droit sans surprise au « sexe en plein air » : comme chaque année, on a droit à un travail de rédaction très paresseux. Même les découpages sont identiques : avantages, risques, et rappel de l’amende encourue.
Dans le hors-série, là on touche au ridicule avec un numéro entièrement composé de tests : alors que la rédactrice en chef souhaitait initialement refuser tout formatage, toute « dictature du cul médiatique », la voici qui nous concocte un numéro comportant des test tels que « Evaluer votre potentiel sexuel », « Etes-vous une virtuose de la drague ? », « Etes-vous faits l’un pour l’autre ? », Savez-vous repérer les bons coups ? », « Quel type d’homme allez-vous rencontrer cet été ? » et autres fantaisies navrantes. A noter que comme toujours, les brouteuses de gazons peuvent aller se faire pendre ailleurs : tout cela est tristement hétéronormé.
A la place, je vous conseille plutôt la lecture du numéro 6 de la revue de sexologie des professionnels de santé, « Sexualités Humaines », donc le papier est cheap, les illustrations très sobres, et la publicité quasiment absente (et ciblée sur les professions de santé). Le contenu, en revanche, s’avère très intéressant : des « regards croisés » de praticiens sexologues sur la sexualité masculine, une étude sur le déclenchement de l’accouchement par les rapports sexuels, un dossier sur la violence sexuelle du web, … Bref, de quoi s’informer et réfléchir, sans forcément adhérer à l’ensemble du propos.
A lire également :
- Comment… Décrypter les conseils sexo de la presse féminine ?
- Le rabot à foufe
- Les femmes et leur corps : oublions la dictature du vagin…
- Marre de l’excision médiatique : rendez-moi mon clito !
- La saga du clito (Saison 1, Episode 1 : son anatomie)
- Plaisir féminin, orgasme, bien-être… Beaucoup de questions aujourd’hui !



« pratiquez des positions qui vous rendent belle »
et t’as MEME PAS abordé ce point CRUCIAL dans tes posts sur la levrette et la fellation
(desfois qu’être belle avec une bite dans la bouche ce soit possible, hin)
Je renie ta culture cul et m’en vais acheter CosmoBibaGlamour.
pf
PS HS: Jolie la petite citation de ton bouquin par Maïa dans GQ ce mois ci
A 5000 Fcfa le mag, je préfère acheter tes bouquins (et piquer la presse féminine à mes copines qui viennent me voir)
Les marronniers de l’été, à force, ça finit par se voir.
et le oueb, c’est gratuit ! (on ne le répète pas assez je crois)
Oui l’article de Cosmo sur la pipe m’a bien consternée comme il faut : « y prendre du plaisir et faire attention à ses dents ». Hum, comme c’est novateur !
Surtout que merde, on a déjà tout ce qu’il faut sur le sujet ici : http://www.zonezerogene.com/2010/05/26/comment-tailler-une-bonne-pipe/
Idem pour le clitoris.
Rien ne vaut le web qui, comme le dit Dom, est gratuit, lui (et dit des choses pertinentes).
@ Néphélie,
Même le web, faut être fait fort. À force de tout lire (j’étais dans une foutue période), notre propre jugement s’égare, et on finit par s’effondrer sur le parquet, l’oeil au plafond. En tant que mâle hétéro, je fus confu : tant les femmes aiment le sexe, passionnément, tantôt ça leur donne envie de vômir. Résultat : plus de fantasmes possibles, car dans mon imaginaire, je n’ai pas du tout envie de faire l’amour en levrette avec des femmes qui ont la nausée. Le lendemain, je tombe sur un récit érotique féminin où il y a des scènes torrides comme dans le méchant cinéma porno, partouzes, gang bang, triolismes, ah, ces femmes, de sacrées lubriques, quand même, Boccace avant raison, c’est juste qu’à force de se faire traiter de salopes, eh ben elles se taisent mais n’en pensent pas moins, Non, nous disent les sexologues et autres féministes (pas féministes du tout, juste puritaines, faut pas confondre, les féministes des médias n’autorisent que du sexe entre papa et maman, le dimanche, et encore, faut pas trop bouger), les femmes rêvent d’amour, toujours, et s’y elles se mettent la main dans la culotte, c’est parce qu’elles songent à leurs époux. Et dans le porno ? Dans le porno, elles ont mal, elles souffrent. Cela relève du viol, monsieur. Ce sont des victimes. Même celles qui ont l’air de trouver ça amusant ? Avec des sourires et tout ? Oui, elles font semblant, mais au fond, elles ont très mal et prient, sans que vous le sachiez, le petit Jésus pour que ça achève. Résultat : plus de porno pour moi, car comme j’aime la jouissance féminine, je n’ai pas envie du tout de voir des femmes se faire violer par d’horribles phallocrates sanguinaires truffés de pulsions de mort. Donc le web, oui, mais à prendre avec la salière au complet. Le grain de sel, c’est pour les textes de madame Zimmermann, d’une trop rare luminosité. Francs, frais et aussi réconfortants qu’une bonne tape sur l’épaule. Merci, madame.
Ces marronniers-là n’ont jamais que (au moins) deux millénaires : Ovide, déjà , détaillait «les positions qui rendent belles» en fonction du type anatomique…
http://fr.wikipedia.org/wiki/L%27Art_d%27aimer
sur Marie-Claire.fr, il y a un test qui envoie du lourd : « Etes-vous nulle en sexe? ». pour les amatrices de sensations fortes.
@Gaelle-Marie Zimmermann
Viens de lire le commentaire de Loth. C’est vrai, ça, madade Z. Pourquoi aucun article sur le porno ? Ça ne vous branche pas ? Que pensez-vous du porno « pour femmes « ? Et des films d’horreur fait par et pour des femmes ? Avec plus d’esthétisme, de psychologie et moins de violence ? Et Indiana Jones pour femmes ? Et le foot pour femmes, fait par et pour les femmes ? Et le steak-frites pour femmes ? Bon J’arrête, mais il me semble que. Non, quoi, vous parlez de sexe, mais le porno en fait partie, oui ? Pudeur ? Ennui ?
@Andréa Bernard – Déjà , globalement j’essaie d’écrire pour tout le monde et non « pour les femmes » : donc certains articles s’adressent plutôt aux femmes, d’autres aux hommes, certains « concernent » les femmes (pilule par exemple), d’autres les hommes, mais sur l’ensemble du contenu proposé, je parle un peu à tout le monde.
Ensuite, les convictions qui sont les miennes font que je ne m’intéresse pas aux « choses pour femmes », qui à mon sens entérinent l’infériorité/la victimisation/la mise à part d’un sexe au profit de l’autre. Les trucs « pour femme » me font ricaner en général. Je rejette donc toute psychologie de genre.
MAIS je comprends votre point de vue et je m’intéresse en effet aux choses « pour femmes » en lien direct avec les spécificités anatomiques, et qui visent à être en adéquation avec leurs attentes sexuelles : par exemple, j’insiste souvent sur la prépondérance inutile de la pénétration dans l’obtention de l’orgasme féminin.
Si je n’écris pas sur le porno, ce n’est donc pas par ennui ou pudeur mais simplement parce que je pense ne pas encore bien maîtriser le sujet : je connais et consomme du porno classique, mais je connais mal le porno « féminin ». Et comme mes collègues parfaitement complémentaires (Maïa Mazaurette, Agnès Giard, et Camille de Rue 69 notamment, liste non exhaustive) en parlent très bien sur leur site, je trouve plus pertinent de ne pas en rajouter : mes articles seraient moins bien (documentation moins bien ciblée, sujet moins maîtrisé).
Si j’écrivais sur commande pour un magazine, je pondrais du papier documenté à l’arrache (oui, ça se fait bcp) avec de jolies formules et transitions insérées par le/la secrétaire de rédaction pour respecter le ton du support, et je serais soudain déclarée apte à causer de porno.
Mais heureusement, sur ZoneZeroGene, on peut se permettre le luxe de mettre de côté un sujet parce qu’il est très bien traité par les collègues, et qu’on n’a pas besoin de surenchérir entre nous.
Je vous encourage donc à aller lire, chez Maïa, Agnès, Camille et sans aucun doute d’autres sites tous les articles consacrés au porno féminin : ils sont extras.
PS : « Madame Z », j’adore
Ahah… Et oui c’est pour ça que je désespérais il y a encore un an de trouver un magazine féminin papier sympathique… Je serais curieuse de lire ce que vous pensez de Causette. Certes c’est pas uniquement orienté sexe (et c’est pas plus mal d’ailleurs), mais je trouve leurs articles vachement bien fait et beaucoup moins neuneu que ce que la presse féminine classique nous propose.
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@Mel’Ody – Quand Causette a été lancé, j’ai trouvé le concept vraiment super. Et la présence ou non de contenu sexo m’indiffère : les articles cul des féminins sont ineptes, on pourrait s’en passer. Causette a fait un bon choix, de ce côté-là .
Et par la suite, j’ai beaucoup moins aimé. Ayant eu le malheur de le dire en commentaire sur le blog d’une copine, je me suis vue, euh, interpelée de façon assez étonnante. S’est ensuivi un échange qui a confirmé mon opinion. Avec certains de mes collègues, nous avons beaucoup ri quand j’ai évoqué le discours « journalistique » du personnel de chez Causette. Je respecte cependant le secret de la correspondance et veillerai donc à ne pas me montrer indiscrète.
Causette pourrait cependant être formidable. Bien sûr, sa crédibilité passerait également par le fait de cesser de relayer sur facebook les inepties des mags féminins « les garçons sont ceci, les filles sont cela », en commentant avec des bêtises du genre : « vous voyez les mecs, on est mieux que vous ». Enfin je dis ça je dis rien.
(Et du coup, je prie pour que personne ne chez eux ne vienne m’interpeler ici, j’ai déjà donné, merci).
Ah ! Ça fait déjà un bon moment que la presse écrite comme la télé rament après le net où ça bruisse, ça pulse, ça vibre, ça échange en sortant un peu plus aisément des sentiers battus.
La télé a ses émissions « best of web » où l’on voit des vidéos vu déjà depuis des mois sur le web ; la presse a sa rubrique « vu sur le web ».
Mais le public touché est encore bien plus vaste sur la télé (of course) ou dans Elle.
Je crois qu’il ne faut pas en vouloir plus que ça à la presse de sortir chaque été le numéro Q pas plus que le spécial salaire ou « ce que vous ne saviez pas sur les Francs-Maçons ».
Sauvez une forêt : surfez !
Maintenant, ce n’est pas non plus M.M. et sa bande qui a découvert le clitoris ; cette double citation dans ton article ça fait un peu matraquage.
@Comme une image – il ne s’agit absolument pas de revendiquer la « découverte du clitoris », mais de se montrer réglo envers les gens qui en ont parlé bien avant Cosmo (et je dis bien « en ont parlé » et pas « ont découvert ». Ce n’est pas la même chose). Cosmo prétend justement attribuer pour de vrai cette découverte à l’échographiste et au toubib. C’est la preuve d’un manque de recherche et de travail, ou juste du je-m’en-foutisme aigü d’une journaliste qui avait envie de faire genre « je vous annonce un truc » pour rester dans la tonalité pouffisante de son magazine, sans s’emmerder à dire la vérité, à savoir que le clitoris a fait l’objet de recherches, de médiatisation et de découvertes importantes bien avant ça.
Quant à Rosemonde Pujol, 91 ans, je doute qu’on puisse l’inclure à une « bande ».
Et si bande il y a, alors j’en fais partie, puisque moi aussi j’ai, en bonne pisse-copie consciencieuse, décrit en détail l’anatomie du clito dans mes bouquins ET retracé l’historique des différentes découvertes au sujet de cet organe. Et on remonte loin…
Bref, peu importe qui en parle, l’essentiel est que l’info circule. MAIS je ne suis pas d’accord pour qu’on attribue la « découverte », là , en 2010, à une échographiste et à ce médecin, même si je maintiens qu’il fait un boulot formidable.
Avant Maïa, avant Rosemonde, Nathalie et bien sûr avant moi, le clitoris a été « découvert ». Et on a communiqué à son sujet. De façon plus ou moins juste, plus ou moins bien intentionnée… Pourtant, l’info circule toujours aussi mal.
Je continuerai donc à « matraquer » en disant les choses de façon nette et en rappelant que non, le soleil ne sort pas du trou du cul de Cosmo tous les matins, parce que je n’aime pas le foutage de gueule. Et que ce sont des gens comme Rosemonde, Maïa, Nathalie et même moi qui, en nous documentant sérieusement, en vérifiant nos sources, mettons l’info (que nous n’avons pas découverte, non) à disposition du public. Les femmes peuvent trouver utile de savoir comment elles sont faites.
Et oui, je persiste : il y a matière à en vouloir à la presse féminine qui véhicule des infos erronées sans aucune vergogne, pour remplir de la page et satisfaire l’annonceur. Exemple (que j’ai cité aux Maternelles, face à la Vieille Garde du magazine Elle) : une journaliste, manifestement pas tellement consciente qu’écrire de la sexo suppose de se documenter, a tout de même été foutue de prétendre que « le clitoris est une appendice situé à l’entrée du vagin ». Sérieux, c’est honteux.
Alors ouais, je suis en colère contre ces inepties et j’ai pas fini de m’énerver.
Informer, ça s’improvise pas. C’est un vrai travail.
@ Madame Z.
Merci de votre réponse, mais moi non plus je ne crois pas aux trucs « pour femmes », je faisais de l’ironie. La sexualité féminine n’existe pas, pas plus que la sexualité masculine d’ailleurs, mais je suis sidérée de voir qu’en 2010 il y a des gens qui sont convaicus du contraire, qu’il y ait des hommes (et des femmes) qui nous croient globalement moins sexuelles, moins lubriques. L’idée d’un porno pour femmes est une aberration, comme de penser à réaliser une sorte de Indiana Jones pour femmes, avec plus de sentiments fleuris, et moins de cascades. Or je déteste les sentiments fleuris, et j’aime Harrison Ford. La presse féminine est un bien sombre évangile ; les prosélytes sont aveuglés, et souffrent. L’égalité entre les hommes et les femmes ? Pas tant et aussi longtemps que les hommes (et beaucoup de femmes, hélas) penserons que nous leur sommes inférieures sexuellement. Alors surtout, vivez longument, madame Z., vous êtes la Friedrich Nietzsche du sexe. Continuez de bloguer à coups de marteau, il faut défaire les évangiles.
ah?
Sexualités Humaines n’ont pas de site?
En fait, je me pose la question du lectorat des magazines féminins. Ne parle-t-on pas à de jeunes filles un peu innocentes ? Non parce que perso, les articles sexo, je les ai tous lus trente fois. L’anatomie du clitoris comprise, on nous explique quasi à tous les numéros comment ça marche. Mais sans image 3d, c’est vrai.
Pour le reste, ce que je trouve merveilleux, c’est de me foutre des conseils de ces magazines qui, d’un côté, nous « poussent » à une sexualité très poussée mais t’expliquent en même temps que faire l’amour (j’insiste sur le terme) avec ton namoureux, c’est teeeeellement mieux. Par exemple, la fameuse Sasha Philippe, la fille qui nous offre tous les mois sa thérapie sur un plateau, avait fait un papier sur le coup d’un soir pour dire « oh non, beurk, c’est trop moche ». Du coup, faut que je lise son article sur la fellation, je sens que je vais rire. Jaune mais rire.
Enfin, j’ai envie de dire qe ce qui me rend belle, ce n’est pas la position qui m’affine le bide ou les fesses mais le plaisir et la jouissance que je prends. Puis pendant, je suis un peu trop occupée pour m’amuser à vérifier qu’on ne voit pas mes bourrelets…
Moi aussi je suis amusée par ces magasines qui affichent TOUS dans la plus grande originalité leurs dossiers sexo de l’été, en ressortant les mêmes vieux classiques sur le clitoris. Ils se la jouent « osé », alors qu’ils restent aux périphéries du sujet. Quand à avoir l’air belle pendant l’amour, je ne sais pas pour qui ils nous prennent.
Quand mon mec bande et jouis en moi, quelque soit la position, je sais qu’il me trouve belle!
Bonjour d’un nouveau,
Aucun pbme en ce qui nous concerne, nous sommes à la page sexuellement : cet été nous avons pratiqué l’échangisme avec notre meilleur ami sur la plage en jouant avec un gode en direct sur le web devant nos gamins et nos voisins (pour l’éducation) en fumant un bon spiff, en pratiquant 22 positions différentes plus sodomie, fellations variées, exercices sado masochistes soft et exhibition (et plus si affinités) en enduisant madame de crème fraiche et en me fourrant une brancghe de cèleri dans le….nez, le tout en 8h45 (moins c’est de la précocité). Voilà ouf on est pas out et on va certainement se réabonner à BIBA et COSMO
Je vous laisse, j’ai « 10 exercices pour des tablettes de chocolats dans les vestiaires du ClubMedgym » et « Comment la méditation rallongera votre pénis »……
@holaquetal – Ce commentaire est collector. Je suis conquise
Du vécu ma chère….du vécu (enfin, pour le pénis j’ai super mal au crâne et j’attends toujours….:s)