Après le salutaire article consacré à l’amant coincé, ZoneZeroGene poursuit aujourd’hui sa mission d’information et de prévention en se penchant sur le cas de la connasse.

En effet, la connasse est un fléau. Au même titre que les Candida Albicans qui prolifèrent entre le prépuce et le gland (car c’est là que les champignons attaquent), la connasse prend son hôte par surprise, infecte les lieux, squatte sans vergogne et transforme toute vie sexuelle en cauchemar. Oui, la connasse et la mycose, c’est un peu le même combat. Sauf que la mycose, elle, cède à l’Econazole.

L’objectif est donc d’éviter à tout prix la connasse. Mais pour l’éviter, il faut pouvoir la reconnaître. Petite sélection (non exhaustive hélas) des indices qui ne trompent pas :

Physiquement, la connasse est une sorte de publicité mensongère, catégorie lessive discount (elle lave plus blanc que blanc. Dit-elle)

Peu importe qu’elle soit jolie ou pas, ronde ou mince, extravertie ou timide : la connasse est séduisante parce qu’elle a appris à se mettre en valeur. Déclinée, au choix, en version cagole du 9-2, MILF bobo divorcée (voire mal mariée, c’est encore pire) ou intello incandescente, elle a mis en vitrine ce qu’elle a de mieux, et ne lésine pas sur le trompe-couillons pour les jours de grande foire aux boeufs.

Experte en penchage de tête sur le côté, secouage de cheveux sur verre de Chardonnay, trémoussage de croupion sur dancefloor ou même dévergondage de chatte aux Chandelles (« j’aime tenter de nouvelles expériences, j’explore ma sexualité, ce n’est pas sale. Non, pas cette banquette, elle colle. T’es un chou »), la connasse bouge son corps avec méthode et acharnement.

La connasse a lu toute la série des « Mars et Vénus », les deux tomes de Bridget Jones, ainsi que les bouquins merdiques de Barbara et Allan Pease (et elle a ri, parce que c’est trop trop bien tu vois)

Imprégnée des inepties issues de la psychologie de genre, la connasse commence souvent ses phrases par « Ah ben ça, c’est les mecs hein, ils sont comme ça ! », ou « Vous, les mecs… », ou encore « Nan mais un mec, j’veux dire, ça… ». Elle se trouve assez finaude et pense avoir percé tous les mystères du sexe opposé, justement parce qu’elle croit dur comme fer qu’il lui est opposé.

Et quand elle mentionne ses édifiantes lectures, elle fait mine d’avoir pris du recul en affirmant que « Bon, c’est sûr qu’il ne faut pas tout prendre au premier degré, hihi, mais y a quand même des trucs, j’veux dire, c’est VRAI quoi. Parce que les mecs, tu vois, ils… ». Cette connasse-là, elle cherche à détecter le connard, alors elle lit Les Bridgets. Parce que l’orthographe ne compte pas vraiment, tu vois, et la pertinence encore moins.

Parfois, la connasse est diplômée. Cultivée. Charmante.

Et ça, c’est vachement sournois, comme couverture. Connasse, va.

La connasse, quand elle tente de réfléchir, se veut féministe. C’est-à-dire qu’elle estime l’égalité des sexes comme acquise. Et par égalité elle entend bien sûr :

- Ne pas baiser tant qu’on n’a pas élégamment investi sur son cul (le candidat à la pipe récalcitrante se doit donc de dégainer l’Amex dans deux ou trois restaurants hype avant d’espérer voir le fond de sa culotte Princesse Tam Tam)
- Faire comprendre à son prétendant que la sauter, ça se mérite. Non mais des fois.

La connasse pense qu’un mec qui n’est pas fou amoureux d’elle ni perturbé par sa présence est un connard. Elle trouvera donc inadmissible :

- Qu’il ne se sente pas particulièrement maladroit ou timide en sa présence. Toute aisance désinvolte passera pour une tentative de manipulation. L’homme non pantelant est un salaud, pour elle.
- Qu’il ne se sente pas offensé quand elle l’éconduit. Pour la connasse, l’homme qui se laisse évincer sans en faire un drame est forcément un odieux personnage Elle ne peut envisager, ne serait-ce qu’une seconde, qu’il l’a confusément perçue comme une vraie connasse et qu’il ne regrette pas vraiment de ne pas la baiser.
- Qu’il n’ait pas pour objectif immédiat de faire sa vie avec elle. Non qu’elle souhaite forcément une relation solide. Elle veut juste que LUI le désire. Ca la valorise. Pour la connasse, le mec qui ne recherche pas l’amour est un chacal puant.

Relationnellement, la connasse estime qu’un homme ne partageant pas ses attentes de connasse, et l’assumant sans états d’âme, est un salaud. Elle considérera donc comme dégueulasse :

- Qu’il ne passe pas tout son temps avec elle (oui, il a mieux à faire, et ça se comprend)
- Qu’il ne paie pas l’addition pour elle (il est pour la parité, ce qu’elle ne comprend pas. Parité = goujaterie, à ses yeux de connasse)
- Qu’il ne l’appelle pas alors qu’il la sait en attente (il ne se considère pas engagé par des désirs qu’il ne partage pas, mais la connasse ne peut comprendre ça)
- Il n’évoque pas ses sentiments (il n’en a pas : lui, il voulait juste prendre du bon temps)
- Il ne remet pas un truc prévu avec ses potes pour faire quelque chose avec la connasse à la place (il a bien raison : ça s’appelle le savoir-vivre, ou alors la liberté)
- Il ne tient pas compte des remarques de la connasse (il s’apprécie tel qu’il est, et n’a pas attendu la connasse pour se prendre en main. De quel droit attend-elle qu’il change ?)

Refusant le classicisme de la découverte progressive, la connasse préférera se qualifier de façon générale, histoire que son interlocuteur comprenne une chose essentielle : elle est formidable, et représente tout ce qu’il attend d’une femme. Elle est libre, et veut simplement s’amuser (et la marmotte, elle met le chocolat dans le papier d’alu).

Au premier abord, elle dégagera une séduisante atmosphère d’autonomie affective. Et ce n’est qu’après avoir baisé avec elle que son partenaire découvrira la supercherie : la connasse a un gros déficit de self-esteem, et espère de ses partenaires une compensation à la mesure de ses manques.

Normalement, là, il y a encore moyen d’éviter les griffes de la connasse. Mais si malgré tous ces indices on se laisse appâter au point de se retrouver le nez entre ses cuisses, il faut savoir que le pire est à venir.

Sexuellement, la connasse est aussi excitante que la lecture intensive des dépêches économiques du Monde.fr, un après-midi de novembre, dans la Creuse

La connasse a tout bien lu aufeminin.com, et garde en mémoire la dernière interview de Gérard Leleu. C’est donc l’homme qui est en charge d’érotiser son vagin, de la faire jouir avec un cunnilingus de la muerte, et de révéler l’époustouflant mystère de sa chatte au bois dormant. S’il s’acquitte de sa tâche sans trop merder, peut-être qu’elle le sucera. Mais attention, elle a bien intégré que pour une fellation, l’homme doit TOUJOURS se trouver en dessous (non, je n’invente pas, je cite. Gérard, je te kiffe. T’es la preuve vivante que le ridicule ne tue pas. Et  qu’il n’est pas cause d’une radiation du Conseil de l’Ordre pour toxicité érotique).

En outre, la connasse verbalise sa sexualité. Oui, elle cause, pendant le cul. Ses phrases fétiches :
- « Non, pas comme ça »
- « Tu peux baisser la lumière ? »
- « Aïeuuuh ! »
- « Non, ça je peux pas. J’aurais l’impression d’être une pute »
- « Tous mes partenaires m’ont dit que je suçais comme une déesse »
- « Mais en fait non, je ne suce pas le premier soir. Si je fais ça, tu ne me respecteras plus après »
- « Je veux que tu me respectes »

En conclusion (oui, moi aussi je passe la philo du bac aujourd’hui) :

Les gars, rendez-vous service. Fuyez la connasse. FUYEZ. Ne la rappelez pas. Ne la prenez pas en pitié. Refusez de rencontrer ses enfants, et de l’écouter vous expliquer à quel point son ex était un connard. Ne vous laissez pas culpabiliser. Ne vous mettez pas en peine de la baiser avec générosité : elle ne vous rendra jamais la monnaie, considérant que son corps est un temple symboliquement meurtri par des siècles d’oppression et que vous devez lui vouer un culte et lui rendre hommage pour expier les fautes des connards qui vous ont précédé.

La connasse n’a pas le cul festif, en fait. Alors ne contribuez pas à ce gâchis.

Edit du 20 juin (oui, une fois de plus on a cru que ce ne serait pas nécessaire, et une fois de plus on a eu tout faux) :

© Vanessa : http://www.jenemeplainspasjeconstate.fr

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