Vivre en couple, c’est la plus merveilleuse aventure de…
Nan.
Vivre en couple, c’est une belle expérience qui…
Non plus.
Vivre en couple, c’est un défi passionnant pour…
Pfff, n’importe quoi.
Vivre en couple, parfois, ça craint.
Ah, là c’est mieux. Essaie encore.
Vivre en couple, c’est du boulot.
Voilà . Ca c’est crédible.
Vivre en couple, donc, ça nécessite de l’amour (condition nécessaire mais non suffisante), de la motivation, de l’endurance, du dialogue, des silences, de la compréhension, de la patience, de la tolérance, mais surtout, SURTOUT, une capacité à survivre en milieu hostile.
Et le milieu hostile, c’est quoi ? La-vie-cette-pute-et-son-lot-de-soucis ? Oui mais pas seulement. Les-fêlures-de-l’âme-et-la-difficulté-à -communiquer ? Aussi. Mais soyons réalistes : le milieu hostile, pour le couple, c’est tout simplement ce qui l’empêche de baiser. Alors ça peut être la fatigue, les soucis, la sale tronche de l’autre le matin au petit-déjeuner, la connerie de l’autre, la mauvaise foi de l’autre (toujours de l’autre, ça, très important : on ne retourne jamais une arme chargée contre soi, ok ?), le manque de compréhension de l’autre… Bref, l’autre est pénible.
Mais tout ça, c’est de la rigolade à côté du VRAI milieu hostile-qui-empêche-le-couple-de-baiser, j’ai nommé LES GOSSES.
C’est une réalité, voire une fatalité : parfois, dans un moment d’égarement, le couple se reproduit. Et ça redistribue les cartes fout la merde. Parce que l’enfant, une fois mis au monde, il reste. Je veux dire, il squatte : c’est vrai quoi, il est là tout le temps ! Et puis on peut pas dire qu’il se fasse discret. Globalement, la présence de l’enfant dans le quotidien du couple est une inépuisable source de complications, et d’emmerdements de toutes sortes.
Et sexuellement, pour le couple, l’enfant est un peu l’équivalent d’une ablation symbolique de tous les organes sexuels, doublée d’une anesthésie générale de toutes les zones érogènes primaires et secondaires.
Une fois lesté d’un enfant, le couple doit survivre en milieu hostile. Pourquoi ? Et comment ?
Le bébé : parasite anti-libido par excellence
- La première année, le grumeau est omniprésent. Il ne sort du ventre de sa mère que pour envahir l’esprit du couple. Chronophage, épuisant, absorbant, il se répand sur la toile relationnelle fragilisée (seins qui tombent, vergetures, ventre mou et manque de sommeil) telle une marée noire sur le golfe du Mexique. Et à l’image du groupe BP en panique, le couple impuissant voit sa capitalisation fondre comme neige au soleil. En gros, c’est la merde.
Comment survivre ?
En choisissant le temps partiel. Eh oui, on n’a pas encore trouvé le moyen d’éviter le CDI quand on devient parent ; mais on n’est pas obligé d’opter pour le temps complet non plus, faut pas déconner. Le 4/5ème apparaît donc comme un choix raisonnable. Passées les premières hésitations, et même si on ne dispose pas d’une infrastructure permettant de refiler le bébé à des bonnes volontés (grands-parents pris en otage, copains qui nous doivent du fric…), on peut parfaitement choisir de cesser d’être parent dès que le morveux pionce. Ce qui, la première année, n’est pas très compliqué : blindé de biberons/petits pots/le cul propre, le chiard passe une grande partie de son temps à dormir, prenant des forces et grandissant férocement pendant les 12 premiers mois, ce qui lui assure l’indispensable énergie qu’il déploiera sournoisement pour nous faire chier, avec une admirable constance, pendant les 20 prochaines années.
L’idée est donc très simple, et directement applicable : dès que le lardon est endormi, on cesse de penser à lui. On se détache. Concrètement, on ne passe pas ses trois heures de sieste à parler de lui, on ne se précipite pas sur les tâches qui ont pris du retard, et on ne va surtout pas le regarder dormir. Faut être lucide : il est là pour un moment. L’essentiel est qu’on soit présent à son réveil. En attendant, et sans pour autant se précipiter sur une levrette bâclée, faisons autre chose que de jouer à l’adulte en extase devant le fruit-de-notre-amour-cette-merveille.
Oublier un peu notre tête et renouer avec notre cul, voilà qui est constructif. L’homme hagard et irritable vautré dans le canapé, un biberon presque vide entre les mains, à côté d’une couche sale repliée et d’un paquet de lingettes à moitié ouvert, c’est le mec avec qui on a baisé pour avoir ce bébé (oui, rétrospectivement, on ne sait pas trop pourquoi on a renoncé à la contraception, mais enfin c’est fait, hein, faut assumer maintenant). Et les mecs, la gonzesse pas coiffée, aux yeux vitreux, avec les seins congestionnés et le cul ramolli, qui fixe le mur d’un air hébété en songeant à une ligature des trompes et au célibat, c’est celle que vous avez consciencieusement remplie de votre précieuse semence, pour qu’elle mette au monde ce bébé.
Le bébé. Il dort. Il n’a pas besoin de vous. Oubliez-le complètement, jouez à « et s’il n’existait pas ? ». Ca fait des miracles. Y compris sur le plan sexuel.
L’enfant, entre 1 et 8 ans : période bénie de la parade facile
Une fois debout et babillant (ma parole, qui a eu l’idée de coller aux gosses cette voix suraiguë ? C’est insupportable), l’enfant est facilement grugeable : on peut baiser pendant qu’il fait la sieste. La nuit. Le jour en s’enfermant dans la salle de bains. On peut se tripoter les miches pendant qu’il a le dos tourné. On peut se choper dans les coins sans trop de risque dès qu’il a l’âge de se distraire en autonomie (pendant qu’il joue dans sa chambre, regarde un DVD). Et je conseille sans remords de ne surtout pas cautionner la détestable manie qu’ont certains petits salopiauds de se réveiller à 6h30 les samedi et dimanche matin. Le week-end, c’est grasse matinée, point barre.
Le morpion apprendra très vite à respecter le sommeil (ou pas) de ses géniteurs, pour peu qu’on pose des limites fermes : oui, on peut se recoucher après avoir assuré la prestation du petit-dej. Soit le gnome est encore bébé et recouchable d’autorité, auquel cas non, il ne mourra pas d’être installé tranquillement dans son lit, qu’il se rendorme ou non, pendant que les géniteurs s’accordent une bonne heure de rab. Soit il est un peu plus grand et on lui explique que papa et maman triment comme des boeufs en Sarkozie toute la semaine car ils travaillent plus pour gagner pareil, et que donc le week-end, t’emmerdes pas le monde, Kevin (oui, c’est un enfant de beauf dans l’exemple cité). Donc papa et maman vont te mettre devant un DVD de propagande Disney et tu vas pas broncher, sinon t’es privé de sortie pour les 15 prochaines années et pour avoir un scooter, tu pourras te brosser, petit con.
L’enfant après 8 ans, voire pré-ado : Petit con donc, on disait. Ben on est loin du compte.
En grandissant, l’enfant comprend un tas de choses. Il comprend que la terre tourne, que quand on serre trop fort le cou du chat il meurt, qu’on ne doit pas dire à haute voix « tu pues et t’es moche » aux gens dans les supermarchés… Et ils comprend aussi que ses parents baisent. Et ça c’est moche. Parce qu’au-delà même du fait qu’on ne peut pas imposer à l’enfant de faire une sieste l’après-midi jusqu’à sa majorité, on peut éprouver un certain malaise à aller ostensiblement s’enfermer dans la piaule ou la salle de bains pour s’envoyer en l’air.
Le couple qui a sexuellement survécu au huit premières années du rejeton peut donc se retrouver condamné à la baise nocturne exclusive, après 21h, dans la chambre, au terme d’une journée de boulot harassante. Autant dire que le couple peut se retrouver condamné à ne plus baiser du tout.
C’est là qu’il faut faire preuve d’ingéniosité. Comme tout le monde n’a pas forcément les moyens de se payer ces fameuses « escapades en amoureux qui préservent le couple », sournoisement vantés par les magazines qui n’ont pas pigé que la majorité des gens ne sont pas riches ni dotés d’une nounou à domicile, le cul se pratiquera majoritairement intra-muros et à l’insu des moutards. Si, c’est possible.
Concrètement :
- On retrouve les clés de toutes les portes de toutes les pièces du domicile. L’enfant, au fil des années, aura ses propres centres d’intérêt. Pour le dégoûter de venir nous interrompre quand on fait « autre chose », il suffit d’attendre qu’il soit très concentré sur une activité (jeu, lecture s’il aime lire, film, dessin animé, série) et d’aller le déranger avec une écoeurante mauvaise foi. Mais il faut l’agacer vraiment, hein, y aller à fond.
Normalement, il devrait assez vite faire remarquer un truc du genre : « maiiiis euh, je regarde mon film/dessin animé / je lis mon livre / je joue ». Là , on s’excuse avec un ton de dignité offensée, et on prévient que du coup, y a pas intérêt à ce qu’il vienne nous emmerder, ok ? Non mais des fois. Ca vous laisse une bonne demi-heure. Foncez. MAIS FONCEZ BORDEL ! Et enfermez-vous quand même, à titre de précaution.
- On sympathise avec les parents de ses potes. A partir de 10 ans, l’enfant aime à se retrouver en troupeau pour ricaner bêtement / engloutir toutes les courses de la semaine en deux heures avec miettes et emballages stockés pour bouillon de culture dans sa chambre / dire des gros mots derrière votre dos. C’est un créneau à exploiter. Physiquement autonome et psychologiquement pénible, l’enfant gagne à se distraire hors de votre vue : vous pouvez donc en accueillir plusieurs sans avoir à vous en occuper particulièrement.
Les ravitailler en bouffe, leur fixer des interdits précis et maîtriser un poil de logistique pour transporter tous ces petits merdeux vous assurera la reconnaissance éternelle d’autres parents confrontés au même ras-le-bol que vous. Ces parents, redevables à l’insu de leur plein gré, seront obligés de vous rendre la politesse. Et vous en profiterez sans scrupules, et surtout sans demander 12 fois « Mais vous êtes sûr(e) que ça ne vous dérange pas d’accueillir mon fils / ma fille ? ». Parce que d’une part on ne vous répondra jamais franchement, et d’autre part ça vous arrange qu’on vous débarrasse de votre progéniture. Alors faut arrêter d’être faux-cul. Si vous la jouez fine, vous parviendrez à mettre en place un sournois engrenage de solidarité entre parents frustrés. Et ce, pour pas un rond.
Conclusion : pour un couple, survivre sexuellement à la présence de ses gosses suppose une malveillante ingéniosité, une bonne dose d’égoïsme et une totale absence de scrupules. Et ça, allez comprendre pourquoi, on ne le dit pas dans les magazines.
Le titre de cet article est bien sûr un hommage aux indispensables guides de survie de Maxime Donzel chez yagg.
Pour acheter le t-shirt de la photo, c’est ici.
Edit du 9 juin (oui, parfois on pense que c’est pas nécessaire mais on se trompe) :
A lire également :
- Les guides de survie de Maxime Donzel sur yagg.com
- Tu seras un père, mon fils. De gré ou de force.
- Comment reconnaître une connasse (et si possible éviter de baiser avec elle) ?
- Le sexe après l’accouchement : où est le problème ?
- Libidos en décalage dans le couple : quelles solutions ?
- Education sexuelle au collège : le règne de l’hypocrisie




Très très bon !!!! Bah… c’est exactement ça, en fait. La bise.
@Papa Anonyme – Merci ! La bise à toi aussi (et je kiffe ton blog, au passage)
Tout simplement… J’adore !!
A quand l’écriture d’un livre de survie pour parents…?
@Miss Choco – il est en projet, celui-là . L’article donne un avant-goût
Et merci bcp !
Pouah, comment je réalise que ma vie est d’une simplicité extrême là d’un coup. Faut que j’profite de ma sexualité naissante (car hier j’étais encore vierge, toi-même tu sais) avant de devoir ruser pour copuler.
Il fait pas de foot, ce gosse ? Et de la clarinette, le mardi.
J’ai l’âge d’avoir des enfants, mes amis commencent à se reproduire.
Mais, en fait, ya un sujet qui me tracasse : mais qu’est-ce qui donne envie de faire des momes ? Pourquoi ?
Sérieux, tout le monde en fait & tout le monde s’en plaint. C’est juste pas compréhensible – pour moi.
En tout cas, plus j’avance dans la vie et moins j’ai envie de maternité.
Excellent ! j’adore
C’est pile poil ça!!
Je crois que si on savait, VRAIMENT, ce que va devenir notre vie après, JAMAIS on arrêterait la pilule (que celle qui n’a jamais maudit sa progéniture me jette la première couche).
Le mien, de merveilleux-enfant-libido-réducteur, son truc préféré, c’est de venir entre ses parents adorés dans le lit, pile poil au moment où tu sens que finalement, l’Homme n’est pas tant concentré que ça sur Koh Lanta et que peut-être que cette semaine/ce mois-ci (et oui, des fois, c’est vraiment le désert de Gobi), tu n’auras pas passé 2 heures à te torturer la foufoune à l’épilateur électrique pour rien… alors, oui, être parents, c’est… clairement pas comme avant DU TOUT!!!
@Mlle Narcisse – Yes !
@Pauline : on fait des enfants parce qu’on désire très fort en avoir, parce que c’est un bonheur immense quand on a vraiment l’envie d’être parent.
Mais là , je tilte : tu as vraiment cru que cet article était du premier degré ? Naaaaan. Si ?
Donc je précise : je suis en couple depuis 15 ans et j’ai deux gamins. Ca ne m’a jamais empêchée de baiser
Mais en effet, ça demande une bonne logistique. Et bcp de bonne humeur, de complicité, et d’esprit ludique. Ca demande en fait tous les ingrédients nécessaires à une vie sexuelle épanouie. Avec ou sans gamins.
Ah, et sinon, une autre précision : je trouve scandaleux qu’on mette la pression aux femmes pour qu’elles fassent des enfants. A mon sens, si on n’en veut pas, on n’en fait pas
@Gaelle-Marie Zimmermann – Je sens quelque peu le second degré dans l’article.
Seulement je me base pas que sur l’article lorsque je dis que la maternité (ou parentalité) semble être horrible.
Ma belle-soeur m’a déjà pleuré sur l’épaule parce que « ils sont horribles, ils crient tout le temps, ils m’écoutent pas, j’en peux plus ».
Puis diverses scènes dans la rue / les restaurants / les magasins / les trains. Surtout les trains. Des scènes où le gamin se roule par terre en criant pour avoir un jouet, où la maman se fait insulter publiquement par son ado, où le gamin lance de la nourriture aux autres clients du restau… ect.
Mais le pire, c’est le train, où dès que je vois un gosse je sais que le trajet va être difficile (et je me trompe rarement). Notamment, une fois, le petit faisait vraiment tout pour contrarier ses parents (et les autres passagers). Il a terminé par faire pleurer sa mère et ça le faisait rire.
Les trains en gros, c’est l’endroit qui me rappelle le plus pourquoi je veux pas de gosse.
Enfin, je ne pense pas que les cas que j’ai cité ici soit des cas absolument rares. Je pense que chaque parent a connu de près ou de loin l’une de ses situations (je me trompe peut-être).
@Pauline – La mère fatiguée qui n’en peut plus de ses gosses, ouais, ça arrive. Mais la mère qui pleure parce que ses enfants ne l’écoutent pas, c’est juste une mère qui ne se fait pas respecter. Et ça, c’est de sa responsabilité.
Quant aux gosses insupportables dans les lieux publics, c’est inadmissible, et c’est également la faute des parents. Education.
Personnellement (et je le pense du fond du coeur), j’estime que dans certains lieux publics, les enfants n’ont pas à être présents (restaus par exemple) : lieux de distraction adulte, de détente, les gosses n’ont pas à y être, aucun intérêt pour eux et ça pourrit la soirée des parents (j’ai jamais emmené mes enfants aux restau. Et comme j’avais pas les moyens de le faire garder, eh bien j’ai renoncé au restau pendant un moment, c’est tout). Par ailleurs, on n’impose pas ses enfants aux autres.
Pour ce qui est des autres lieux publics : je verrais assez bien une pancarte comme celle qu’on adresse aux propriétaires de chien « j’attends mon papa/ma maman dehors ».
Sinon, les situations que tu décris relèvent simplement de parents totalement dépassés et qui ont mal éduqué leurs gosses. Hélas, tu as également raison : ce n’est pas rare.
Maintenant, tu as également raison sur le dernier point : on a toutes et tous connus des fins de journée difficiles « pfff, j’en ai marre, ils me font chier, sérieux qu’est-ce qui m’a pris de faire des gosses »), mais quand le contexte est sain, c’est purement ponctuel. Le coup de fatigue, quoi.
Je n’ai pas apprécié le coup du bébé qui dort, oublions le, baisons comme des animaux, il ne risque rien.
Heureusement que ma mère n’a pas suivi ce genre de conseil sinon ma petite soeur se serait étouffée durant sa crise d’épilepsie avec personne pour appeller les pompiers.
Vraiment pourri cet argument, il y en a d’autres que celui là .
Moi aussi j’en serais morte si ma mère ne m’avait pas vu faire des crises, je ne trouve donc pas ce « conseil » très drôle.
On ne peut certes pas rester H24 à surveiller un gosse. Mais dans ce cas là pourquoi en avoir fait un? Comme on se doit d’assumer, rien ne vaut de se débrouiller pour trouver des idées, tout cela est différent pour chaque femme et homme devenus parents, et oublier que son enfant existe quand il dort pour assouvir ses pulsions sexuelles… ça, c’est être irresponsable.
@Souris – Je crois qu’un chaton vient de mourir.
RIP.
On me permettra d’apprécier particulièrement le fait qu’il se soit fait buter par une souris. C’est collector. Si, si. (Eh ouais. EN PLUS, j’ai un humour de merde).
Gaelle-Marie tu es merveilleuse
A propos du « coup de fatigue » :
J’aime beaucoup le site des « mauvaises mères » pour ça (http://www.mauvaisesmeres.fr/) : elles déculpabilisent les parents qui, à un moment donné, de manière ponctuelle ou même plus chronique, en ont marre de leur mioche. Ou se sentent dépassées. Ou bien même celles qui ont réussi à trouver un super équilibre, à se faire plaisir (et baiser quand bébé a le dos tourné) et qui se coltinent en retour une image de mère indigne. Je ne me souviens plus laquelle des 3 disait dans leur dernier passage à la télé : « Si être une mauvaise mère, c’est un jour en avoir eu raz-le-bol de son gosse, alors toutes les femmes ont sont de potentielles mauvaises mères ». Je trouve ça assez juste (enfin, de mon point de vue, hein)
Non, je n’ai aucune action chez elles
[Et RIP le chaton. Le pauvre ^^]
Gaelle-Marie : Encore une fois, bravo pour ces articles, j’adore le ton
Trop drôle cet article…
J’en arrive à la conclusion (qui me fait pas mal marrer aussi) que toute la prétendue éducation culturelle que pôpamôman m’ont donné (cours de musique un jour sur deux, natation l’autre jour et danse les deux autres jours), c’était sans doute un bonne feinte pour se ménager quelques heures de tranquillité par la même occasion…
Toutes ces idées sont absolument merveilleuses.Mère célibataire qui vient de rencontrer un homme alors que l’Enfant-Chérie à 9 ans, je me dis :pfff…padbol…Nan, mais en vrai, on s’en sort, hein?!!
Bon, d’accord, on ne s’éclate pas tous les soirs sur le plan de travail de la cuisine ou la table du salon mais c’est différent…et différent ne veut pas dire moins bien!
Je me permets de verser quelques larmes pour le chaton : saleté de bestiole que les souris-tueuses!
Continuez : c’est parfait pour moi
Intéressant point de vue. Vu qu’un couple peut très bien être purement et simplement DETRUIT par l’absence de vie sexuelle, y consacrer du temps et se sortir les bambins de la tête est une nécessité pour se détendre. L’alternative est que le couple parental finisse par casser que ce soit parce qu’au moins un(e) n’est plus en état nerveux de ternir sa charge de parent ou parce que les parents rompent car la tendresse a été tuée. Ensuite le problème de se trouver du temps est encore plus criant pour le parent qui assure son tour de garde… seul(e).
[...] VRAI milieu hostile-qui-empêche-le-couple-de-baiser, j’ai nommé LES GOSSES.Lisez la suite chez Zone Zérogène. AKPC_IDS += "1283,"; Gardons contact ! Recevez les mises à jour !Rentrez votre email [...]
Ah aaaaah, très drôle, très vrai, j’adore!! Hilarité matinale devant mon PC (et pour ça, faut d’la plume
)
well well well, j’abonde dans le sens de tes remarques sur l’éducation, dans les coms. Et d’ailleurs j’irais jusqu’à dire qu’avec une éducation bien dosée on peut même réussir à emmener son lardon au restau et que ça reste fun pour tout le monde, y compris pour les autres clients… Il faut juste avoir dans sa poche un Transformer/un doudou/un minilivre. Et être prêt à emmener la cocotte-minute dehors cinq minutes le temps d’une surchauffe passagère. Enfin, nous, on y arrive, après quelques séances d’ajustement.
Tiens d’ailleurs la première fois le mouflet avait 2 mois. Je l’ai emmené à ma cantine d’alors (Higuma rue Sainte-Anne à Paris). Je l’ai collé au sein discrètement, sous un grand lange. Et j’ai pu observer que la gent soit-disant cool du quartier ne l’était pas plus qu’un officier de marine anglais un jour de revue. Bref.
Concernant l’un des derniers points de ton admirable développement, à savoir l’engrenage des échanges en milieu tempéré et la circulation des grumeaux d’un appart’ à l’autre dans le quartier (tels la patate chaude qu’on se refile), j’ajouterais qu’on peut mettre ça en place très tôt. Nous le faisons depuis les 4 ans du chiard, après repérage ordonné de LA famille idoine ( = tendue vers le même but : retrouver des vrais week-ends love sans se ruiner en baby-sitter). Nous avançons au rythme soutenu de deux échanges par mois, avec récupération du bouzin le dimanche aprem. Soit une vraie nuit dehors, une vraie grasse mat et des enfants ravis. Bonheur. D’ailleurs, confidence pour confidence, la maman du couple en question REBAISE depuis qu’on fait ça. Eh ouais. Car la baise de la grasse mat, c’est justement celle-là (je pense) qui est importante pour s’aimer, se retrouver, traîner à deux. Et c’est celle-là qui valse avec l’arrivée de tu-sais-qui.
Last but not least. Ton propos au sujet de la pesanteur sociale (allez, sociétale) exercée sur les mères potentielles (horloge biologique diminuer les risques du cancer transmission du patrimoine familial épanouissement machin). C’est effectivement plus que lourd.
Mais la pression que les mères d’enfants uniques subissent est assez cognée aussi. J’ai un enfant. Pas forcément l’envie d’un deuxième. Or, la littérature sur l’enfance (Dolto en tête, que nonobstant j’aime d’amour), la presse, les gens en général ont des mots invraisemblablement durs et culpabilisants sur ce point (dernier exemple en date, samedi, le mec d’une copine : « avoir un enfant unique, c’est à chier »). Marre.
Il y a aussi quelque chose, il me semble, de l’ordre d’une jalousie qui se joue-là : ben oui, ça fait belle lurette qu’on a retrouvé nos vies de patachons, et un enfant ça se cale partout facilement, on a l’impression de n’avoir renoncé à rien, ou alors momentanément (toutes proportions gardées: nous sommes parents tout autant). Or, on nous fait bien sentir qu’on n’a pas « fini le job ». Et que notre libido épanouie est quasiment volée à un second qu’on prive d’existence!! (si si, y a de ça). C’est un autre sujet que le tien, mais je ferais bien une petite synthèse sur la question, un de ces jours
Je suis pour la reconquête sexuelle des multipares. Qui, détendus, donneront moins de leçons aux paresseux (déviants, pas nets, velléitaires..) parents d’enfants uniques…
Salut!
Sumiko (cf BBG)
Parfois quand je suis enfermée avec mon mari dans notre chambre et que nos enfants ne sont pas bien loin, j’ai l’impression d’être une ado avec le vite fait bien fait de rigueur, excitant tout de même !
Excellent! j’en ai pleuré de rire, c’est tellement vrai!
Je vais le faire lire à mon homme, MERCI!
It rings a bell comme dirait Kevin… Y’a aussi la solution de l’hôtel à l’heure qui peut être très excitante même avec son partenaire habituel…
Super article, pour « Personnellement (et je le pense du fond du coeur), j’estime que dans certains lieux publics, les enfants n’ont pas à être présents », je suis entièrement d’accord et je tiens à signaler une initiative encore trop rare dans les musées : sur le site du pont du Gard, il existe un 2e musée réservé aux enfants (qui ne doivent normalement pas aller dans celui pour adulte), avec tout à leur hauteur, des reproductions à tripoter, et qu’ils aillent pas emm***er les adultes à côté.
Sinon, je ne veut pas d’enfants, et je suis passé du « c’est normal, tu es jeune, t’en auras envie bientôt » à « mais tu va rien transmettre à personne, et pas les valeurs qui font la société française et la France, face à tout ces immigrés qui voilent leurs femmes » de la part du voisin de mon homme. Alors je me dit que j’ai du vieillir, et visiblement, tout les problème actuels, la crise, l’insécurité etc.., bin c’est ma faute à moi personnellement.
C’est la 1e fois que je poste sur ce site, et franchement, il est excellent.
Enooorme !! Il faudrait en faire une vidéo à diffuser dans les maternités ca serait fun !
Ouh là là , que de chose à dire en un seul commentaire!
Premièrement, merci infiniment pour cet article, je touche la vingtaine et je ne prévois pas d’enfants pour tout de suite, mais j’étais aux prises avec une question existentielle ces derniers temps: l’envie d’avoir un jour des mioches et le fâcheux pressentiment qu’ils ont sur le couple l’effet d’une bombe atomique.
Je suis (un peu) rassurée. Cimer.
Ensuite, pour ce qui est des enfants et des lieux publics, les restos notamment, je souhaite exprimer un désaccord (roh celle-à , premier post ici et elle fout déjà la merde). Je ne me base que sur mon expérience personnelle donc je ne permettrai pas de balancer mes arguments comme une vérité générale, mais je tiens juste à dire que quand j’étais gamine, le resto J’ADORAIS ça. Et j’ajouterai qu’il était pas question de me refiler un menu enfant parce que, BORDEL on vient pas au resto pour manger des frites. Et j’insistais pour m’asseoir avec les grands. Bien reloue quoi.
Ce qui m’amène à mon dernier point: j’étais enfant unique. Et sans vouloir remettre trois sous dans la machine, j’en ai bavé. Evidemment, ça n’a pas été l’horreur, j’avais droit à plein d’avantages, des trucs que je n’aurais pas eu ou que je n’aurais pu faire si j’avais eu 18 frères et sÅ“urs, mais malgré tout j’ai souffert de solitude. Je n’ai grandi qu’avec des adultes et si sur certains points ça a été un avantage (plus de maturité notamment) sur d’autres ça a été carrément handicapant et pesant. Cela dit, je pense que c’est stupide de chercher à culpabiliser les parents d’enfants uniques, ma mère a du le supporter et j’ai bien compris à quel point elle avait trouvé ça lourd. On n’a à rendre de compte à personne. Non mais.
Faalbala,
c’est vrai que c’est chouette, souvent, d’avoir des frères et soeurs… Mais je m’interroge sur cette solitude dont tu parles. Est-elle forcément corollaire de ta situation d’enfant unique?… Le groupe, ce n’est pas forcément le groupe familial – étant une toute petite famille, on invite bcp de monde à la maison et mon fils est finalement assez rarement seul. Notamment, pour inviter des copains en we (et réciproquement), c’est facile et souple car on n’a pas à gérer un petit en plus. En vacances, on part à plusieurs familles, etc. Du coup c’est un enfant hyper social (comme mon meilleur ami, qui n’a ni frère ni soeur mais une « fratrie d’amitié » solide). A l’inverse, j’ai moi-même souffert de solitude enfant… sentiment d’être à part, préférence pour la compagnie des adultes…. Alors que j’avais un frère et une soeur. Je trouve qu’on relie facilement les difficultés d’un enfant au fait qu’il soit enfant unique (sans nier bien sûr que ça puisse être vécu comme un manque)… Et la perception par les autres de cette situation est aussi prescriptrice de comportement : tu es enfant unique, tu dois forcément te sentir seul(e), spécial…. voire handicapé, comme dans cet affreux développement de Françoise Dolto : « Quand ils grandissent, les enfants uniques sont hyperverbaux et hyposensoriels ; chez eux, la puberté n’arrive pas à se faire. A 15 ou 16 ans, ce sont des sujets d’élite d’un point de vue scolaire mais des êtres nuls du point de vue des échanges humains. » (in Mes frères, mes sÅ“urs et moi, Jacqueline Dana, Presse Pocket, 1993 ).
Or les « échanges humains » ont lieu aussi ailleurs que la cellule familiale!
Ma petite soeur avait 5 ans de moins que moi: nous n’avions pas les mêmes jeux, les mêmes envies, rester en famille me saoulait plutôt. A la limite c’est une relation importante maintenant qu’on est adultes. Finalement, pour ce qui est de l’aspect social, ça matche quand la différence d’âge est réduite – mais pour les parents, ça veut dire enchaîner deux petits, et pour moi c’était impensable.
Hum désolée Gaëlle-Maris pour la déviation du sujet, je m’arrête là !!!
Et pour revenir sur les rails et rassurer plus encore Faalbala, j’ajouterais à ton récit que certes la sexualité après l’enfant peut trouver facilement son chemin avec un peu d’ingéniosité et de détente, mais aussi qu’elle peut muter en qualité… et atteindre des terres orgasmique tout à fait inconnues jusque-là …
Excellent article, comme d’habitude!
Il me vient à l’esprit un travers de notre époque qui consisterait à masquer, escamoter, faire disparaitre avec aisance et virtuosité toute la sexualité du couple parental à la vue et l’entendement de sa marmaille… Je ne dis pas évidement de faire de l’exhibitionniste malsain devant ses enfants, mais un bon « Ton papa et moi, on a besoin d’être tous les deux tous seuls, alors tchao, va chez Mélanie, et la semaine prochaine, centre aéré! » a ses qualités indéniables. L’effet kiss kool : on marque les limites à respecter entre le couple et la famille voire la tribu, et on évite de faire croire à Mimi d’Amour qu’elle est sortie de la cuisse de Jupiter, ou à Titi la Tornade que ses parents sont comme deux frère et soeur qui ont passé un contrat bizarre devant le maire.
Au fond, c’est peut-être comme ça que les enfants peuvent en venir à faire le lien entre amour et sexualité, en la pressentant chez leurs parents qui n’y ont pas renoncé…
Oh lalalalalala ouh je rie je rie.
Rien à rajouter, TOUT est vrai.
Pour le truc de l’enfant unique ouais, c’est vrai aussi, cette gentille petite pression de tout le monde, les parents hein (qui le prendront 1 we en 5 ans pas faut-il le préciser), les beaux parents (idem) mais aussi la maitresse, la pediatre, les copines, la caissière (ouioui), c’est très sympa cette manière de se mêler des choix de tout le monde dès que ça concerne les gosse. Surtout que personnellement je ne peux pas en avoir d’autre sans grande prise de décision médicale chiante.
Bravo et bonne continuation, je reviendrai.
A lire : « No Kids. Quarante raisons de ne pas avoir d’enfants » de Corinne Maier. Éditions J’ai Lu Essai. 4.56 €
Féroce, drôle, acide, incorrect, furieux, subversif, libérateur…
muuuuaaaaahhahhhhh !!!!
trop drôle. Et certainement dans du vrai.
Je le ferai lire à ma tendre et douce qui, en ce mois de juin si guilleret pour les marmots qui ne pensent qu’à dans deux semaines, ets complètement crevé.
J’aimerai revenir sur l’effet boule de neige des grossesses : Je crois que 1) il y a la pression de la société et/ou de la famille (faut perpétuer l’espèce sinon t’es ostracisé, à appliquer uniquement aux femmes étrangement), 2) une sorte d’effet de perception ou de génération spontanée (tiens, elle(s) est(sont) enceintes elles aussi ?), Et puis finalement 3) un petit coup d’horloge biologique (enfin pas pour tout le monde).
Mais « Faites des enfants » a été inventé par des prêtres ou des célibataires actionnaires de Panpers. Ceux et celles qui en ont savent que c’est phrase est à ch…
Curieusement, en revanche, nul ne va jamais pointer les « problèmes » des enfants multiples -jalousies, disputes plus ou moins violentes, fausses (et vraies) délations, promiscuité fréquemment envahissante, vengeance à coup de cassage de jouets… On peut en trouver une brochette aussi, si on cherche.
Comme dans pas mal de domaines, en fait.
Que de choses vraies dans cet article, il manque la description des enfants devenus ados, qui ne dorment pas parce qu’ils surveillent histoire d’en apprendre un peu plus.
Merci, j’ai bien ri dès le matin !
Excellent article qui a valu mon inscription sur ce site. Tellement vrai….
Chez nous l’appart s’est transformé en annexe du pentagone: pièges à chaque détour de couloir pour entendre l’ado rappliquer, notre ouie est maintenant surdéveloppée et notre 6ème sens n’a rien à envier aux chauves souris.
L’été lorsque les températures flirtent avec un bon 40°C, c’est baise-sauna sous les draps, aussi torride que dans 9 semaines et demies mais pas pour les mêmes raisons, l’hiver..même chose….
On soupçonne d’ailleurs que nos crapules (2 filles pré-ados) cherchent un peu les noises en ce domaine : « Maman, je peux rentrer dans le salle de bain? » – » Papaaaaaaaaaaaaaaaaaaa (23h30- 75dB) j’arrive pas à dormir » – « finalement ce soir je suis là je vais pas chez Isa (GRRRRRRRRRRR, quelle conne cette Isa elle a une angine !!) »
On est plus de parents, on est James Bond et Super Jaimie et nous avons du développer une science du camouflage et de l’esquive qui n’a déégale que notre amoralité lorsque nous essayons à tout prix de caser les filles chez les grands-parents….(tu sais ma chérie, Mémé elle est pas très en forme et si tu veux hériter eh ben il faut aller la voir souvent, plus souvent que les cousins sinon t’auras pas le Renoir du grenier…..)
… diaboliques, les braises de l’enfer me chauffent déjà le pieds…..arggghhhh
@holaquetal – Enooorme, je visualise à mort.
Chienne de vie de couple, saloperie de petits morveux, à la guerre comme à la guerre.
Des héros, voilà ce que nous sommes, en fait. Des combattants du cul. On mériterait une médaille.
Le risque c’est la capitulation….et que ça finisse en Waterloo de la bagatelle….ça nous a guetté, mais on veille au grain.
Rassurez vous on revit quand nos chérubisn partent faire leur études dans une autre villle, au moins 5 jours sur 7 s’ils reviennent le week end, mais il faut attendre pas mal d’années
Excellent !
Je trouve cet article incroyablemement lucide sur la vie sexuelle des parents. La manière de décrire les enfants comme un boulet m’a beaucoup fait rire, j’ai 18 ans et me suis amplement reconnu dans cette description de l’enfance et de l’adolescence, et oui il faut aussi s’avoir « s’auto-dériser ». Heuresement je laisse mes parents pour mes études, enfin !!
Style admirable, je vous adore déjà !
Un futur fidèle lecteur.