Le point G, j’ai longtemps vécu en me disant que c’était rien qu’un mythe. Parce que moi, le coup des orgasmes prétendument vaginaux, j’y crois que moyennement. Faire la distinction entre les femmes dites « vaginales » et les « clitoridiennes », j’ai tendance à penser que c’est une connerie pondue par la presse féminine pas très aware (oui, en fait un jour, la fille qui s’occupait de la rubrique beauté a été virée pour avoir conseillé les masques à l’huile de tournesol pour combattre les problèmes de peau grasse… Et elle a été reléguée à la rubrique sexo et comme elle y connaissait qu’dalle, elle a inventé cette grosse connerie de filles vaginales OU clitoridiennes. Et tout le monde a adhéré, han les connes !).
Le bon Dieu a rudement bien fait les choses en nous donnant un clitoris, moi j’dis. Parce que le clitoris, c’est tout de même une petite chose sacrément bien conçue l’air de rien, un petit bidule de rien du tout qui dépote grave. Alors après, les prétendus orgasmes vaginaux, c’est une autre affaire…
Et bref, quelques millénaires après que le bon Dieu nous a gratifié d’un clitoris (c’était à l’époque où Dieu était encore un mec sympa), un certain Ernest est venu semer le trouble dans nos chattes et nos esprits de mortelles.
Ernest Gräfenberg, puisque c’est son nom, a un jour déboulé avec ce concept aussi passionnant que délirant qu’est le point G (oui, s’il s’était appelé Ernest Zräfenberg, c’eût été le point Z mais comme il s’appelait Gräfenberg, ce fut le point G). Et Ernest, il a présenté la chose ainsi : le point G serait une petite protubérance palpable, située sur la paroi antérieure du vagin, à environ trois centimètres, et ayant la particularité d’augmenter de volume et d’engendrer un plaisir intense lorsqu’elle est stimulée.
Sauf que (ben ouais, comme dans toutes les histoires compliquées, y a un « sauf que ») l’existence d’un point G, encore à ce jour, on hésite entre considérer ça comme un fait avéré ou comme un simple mythe. Parce qu’il faut dire qu’aucune étude scientifique sérieuse n’a, depuis, confirmé la présence du point G tel que le conçoit ce bon vieil Ernest. Alors le point G, on en dit quoi ? Info ou intox ?
Moi, j’ai longtemps, trèèèèès longtemps dit « intox ». Car pendant fort longtemps, je n’ai eu d’yeux que pour mon clitoris (rassure-toi, je relevais la tête des fois). J’avais beau trifouiller en-dedans (oui, je me trifouille le vagin et je vous merde), je n’y trouvais rien de comparable à un quelconque point G.
Et puis un jour, à force de trifouiller (ouais, je me trifouille beaucoup… enfin non, Maman, Papa, si vous lisez ça, sachez que je ne me trifouille pas tant que ça), j’ai fini par repérer une zone que nous qualifierons de sensible. Mais pas de petite boule plus forte que chuck Norris qui fait exploser ton vagin quand tu la tripotes gentiment hein, non non, rien de tel. Juste un endroit particulièrement sensible lorsqu’il était stimulé par un truc dans ce genre :
Bah oui, ce genre de joujou à tête recourbée avait réussi à atteindre mon pseudo point G que, dans mon infinie candeur, j’ai considéré, pendant des années, comme mon vrai point G, le seul, l’unique, le Saint-Graal de mon vagin.
Sauf que…
…Ouais, y a encore un sauf que…
… Sauf que laisse-moi te dire que le coup du point G, ça fonctionne comme l’orgasme. Un orgasme, tant que t’en as pas connu, t’es convaincue d’en avoir eu, malgré tout. Tu te persuades que t’as des orgasmes réguliers et tu te dis que le sexe, c’est bien. Voire très très bien (gourmande va). Pis un jour, sans que tu t’y attendes, l’orgasme, le vrai orgasme qui te donne l’impression que tu vas entrer en lévitation tellement t’as l’impression que ton âme se détache de ton corps (quoi, t’as jamais vécu ça ? pourtant crois-moi c’est possible. Pas la peine de me traiter de crâneuse de l’orgasme hein), bref, THE orgasme avec un grand O entre dans ta vie et là , tu piges enfin que jusque là , tu t’étais fourvoyée sur le sujet.
Ben le point G, c’est pareil. T’as repéré une zone sensible que tu titilles volontiers vu que ça te fait le plus grand bien, mais sans pour autant que cela n’engendre des sensations digne d’un marathon de Space Moutain (oui, ceci est une comparaison totalement merdique uniquement vouée à te rappeler que moi demain, j’me casse pour un séjour de ouf chez la souris capitaliste qui vend du rêve, et pas toi).
Et tu te dis que le point G, c’est bien. Voire très bien si t’es de bonne humeur. Pis un jour, le hasard comme par hasard veut que tu tombes pour de bon sur ton vrai point G !!! Et là , laisse-moi te dire que c’est Disneyland puissance mille tellement c’est le pied absolu.
Et bref, moi (oui, au cas où tu ne l’aurais pas remarqué, je parle essentiellement de moi ici. Egocentrique Brandon ? Possibôl !), j’ai trouvé mon point G y a pas longtemps. Tout à fait accidentellement. Bon, évidemment, quand je dis « accidentellement », je me comprends. Va pas croire que Manu était couché tout nu sur le carrelage de la salle de bains, que je suis entrée dans la pièce, sans slip, que j’ai glissé sur la savonnette, que j’ai fait un triple salto avant d’atterrir en grand écart sur sa bite et que celle-ci est venue se loger pile poil contre mon point G. Naaaaan, quand même pas ! (quoique, ça aurait pu être marrant, ne serait-ce que pour le coup du triple salto).
En fait pour tout dire, y a quelques temps, on a eu une baise-réconciliation. Ouais ça va hein, fais pas genre, on sait tous ce que c’est qu’une baise-réconciliation. On se couche sans s’adresser un mot vu qu’on s’est fait la gueule toute la journée, on se cale chacun à un bout du lit en se tournant le dos, on dit rien pendant des heures, après on s’explique, ensuite on s’engueule, on chiale, on se balance des trucs à la tête, on dit qu’on s’en cogne de réveiller les voisins et qu’on va faire sa valise pour de bon, pis après on se jette l’un sur l’autre et on baise de façon inouïe (t’as remarqué à quel point les baises-réconciliations étaient délectables ? Rien que pour ça, ça vaut le coup de s’engueuler de temps en temps dans un couple). Et bref, les baises-réconciliations ayant la réputation d’être toujours plus intenses que les parties de baise classiques, il arrive que l’impensable se produise, que la magie ait lieu et que ton point G, comme de par hasard, finisse par se décider à se laisser approcher. Et là , c’est le drame le kiff total.
Bref, voilà , je peux vous annoncer solennellement que je suis enfin une vraie femme car j’ai enfin trouvé mon point G. Enfin non, un mec (le mien en l’occurence, nan mais qu’est-ce que tu crois) a enfin réussi à trouver mon point G après seulement quelques centaines de rapports sexuels partagés (je vais pas me plaindre, ça aurait pu être après des milliers de rapports…). Et j’en suis pas peu fière.
Sauf que…
… Ouais je sais, t’en as marre des « sauf que »…
Sauf que mon point G, je l’ai trouvé et puis depuis, je l’ai perdu. ouais, plus moyen de le retrouver. Il était là pis pouf-pouf, il a disparu. Et Dieu sait qu’on y travaille hein…
Nan mais t’imagines le traumatisme pour mon vagin et moi ? Le point G, sitôt trouvé, sitôt perdu ? Si c’est pas d’une tristesse absolue ça !
Donc voilà , de mon côté, je continue à chercher. Ardemment, crois-moi. Ceci dit, l’hypothèse d’une fugue de mon point G n’est pas exclue. Et là , mon mec ajouterait bien une vanne du genre : « Il a eu tellement peur de mon gros zizi qu’il s’est enfui » (et moi je rigolerais parce que je suis trop bon public pour l’humour de merde). Et bref, tout ça pour terminer sur cette annonce très sérieuse :
Si par hasard quelqu’un retrouve mon point G quelque part, merci de me le renvoyer promptement (vous verrez, c’est très simple, j’ai accroché un médaillon avec mon adresse dessus). Si je n’ai pas de nouvelle de Giorgio (oui, mon point G, je lui ai donné un nom…) dans les prochains mois, ma dernière chance sera de faire appel à Jacques Pradel pour un « Perdu de vue » spécial point G. En attendant, j’équipe mon mec de sa lampe frontale et on y retourne : l’obstination finira bien par payer.
A lire également :
- La saga du clito. Saison 1, Episode 3 : comment se masturber ?
- Test sextoy : le Rock chick. Euh… (Je peux être franche ?)
- La saga du clito (Saison 1, Episode 2 : vie privée, vie publique)
- Reprogrammer l’orgasme : et puis quoi encore ?
- La saga du clito (Saison 1, Episode 1 : son anatomie)
- « L’orgasme ? On ne peut pas le décrire précisément, c’est différent pour chaque femme… »



Il n’y a pas un point G, mais plusieurs, et ce sont en réalité des parties des bras profonds du clitoris (oui, oui, un orgasme vaginal est en réalité clitoridien). Ces bras profonds peuvent se gonfler de sang (au niveau des « bulbes du vestibulle », dans ce cas ils sont facilement stimulable), ou non, d’où la disparition de ce prétendu point G a certain moment.
Par ailleurs ces bulbes ont une position plus ou moins différente selon les femmes, d’où l’extrème difficulté d’en donner une localisation précise, d’autant qu’ils ne sont pas systématiquement palpable.
@Antoine : yes, tu as raison, et ça fait vachement plaisir de voir un mec qui connaît l’anatomie du clitoris !!! Je trouve que c’est d’utilité publique de savoir ça… Et j’ai d’ailleurs consacré deux chapitres au clitoris dans ce sens, quand j’ai sorti mon premier bouquin : j’ai saoulé la lectrice avec une description détaillée
: les crura, les bulbes vestibulaires, etc… Ainsi que tout le foncitonnement… Je devrais peut-être les mettre en ligne ici, faut que j’y pense…
Excellent !
juste pour dire que je viens de decouvrir ce blog et que je me régale. Le ton est super marrant et très plaisant à lire alors bravo.
Mon commentaire sert à rien mais je trouve important de le dire quand je trouve un truc chouette
bonne continuation!
Merci pour les fous rire ! (Et du coup j’vais chercher aussi!)
Étant donnée l’heure (17H), je pense pouvoir déclarer que je ne vais pas sortir de mon lit aujourd’hui. Alors je dis merci pour deux raisons : 1/ je viens de rire beaucoup (et même très fort au moment du triple-salto) 2/ j’ai plein de nouvelles idées pour occuper mon day-in-bed.
Rhaa c’est rageant de le perdre sitôt trouvé ! il aurait fallu le marquer d’une croix comme les trésors sur une carte en parchemin !!
Bon courage tout de même dans la re-quête du Grâââââl !
Moi j’ai déjà lu cet article quelque part
Ba alors, on ne cite plus ses sources ?!
@Simon – MDR !!! Alors l’article avait bien été publié par Eve sur notre ancien site perso (In Sexo Veritas, hors ligne depuis, donc pas de souci de contenu dupliqué), et il se trouve que depuis que j’ai repris la direction de ZoneZeroGene, je fais appel à des pigistes. Dont Eve, qui était partante pour nous vendre certains de ces articles (conditions décrites ci-dessous).
Et l’auteur de l’article est écrit en gras avant même la première phrase
Bon, ici, y a pas de problème de sources, hein, je tiens à ce que ce soit net : chaque auteur qui publie sur ZZG est recruté, payé et il signe son article
On est pas pas sur un blog collaboratif (parce que le collaboratif, c’est un autre système, reposant sur la participation bénévole des auteurs et sans entreprise derrière : c’est le cas pour epidemik.fr par exemple), mais sur un site qui met en ligne du contenu commandé et dûment payé. Deux systèmes différents, et transparents pour les deux
Ouh ! je ne demandais pas tant de justifications
Je me doutais bien de tout ça ! Et ce fut un plaisir de le relire ! héhé !
En tout cas, merci pour tous ces bons articles ! C’est avec un énorme plaisir que je vous lis à chaque fois !
Tu l’arrêtes ?
Mais n’oublie pas trop La Peste qui est en toi hein ! Le dernier date du 30 Janvier !
@Simon – Je ne pense pas, mais entre ici et le reste, j’ai bcp de boulot…
J’aimerais bien pouvoir tout faire à la fois (et avoir des journées plus longues)
Héhéhé Eve, tu vends du rêve en écrivant aussi bien !
Et merci à Antoine pour son cours d’anatomie, peu de mes amies doivent en savoir autant sur leur « fort intérieur ».
Définition de banque de sperme…
Pour plus de Fun, de Clubbing, et de Séduction, rejoignez-nous sur Lovahmane.com…
Je suis femme de 50 ans et qui a bien fait le tour de sa sexualité ( et qui continue lol) et je m’insurge contre l’idée que l’orgasme vaginal est aussi lié à l’excitation du clito. Non les 2 ne sont pas nécessairement liés et c’est ce qui fait la force du plaisir chez nous les femmes, c’est qu ‘il nous est possible de jouir de différentes façons qui peuvent être indépendantes ou complémentaires suvant les stimulations enclenchées. Mais on peut parfaitement jouir en quelques minutes juste en stimulant le point G avec un clito qui reste « dégonflé » et pourtant des éjaculations spectaculaires. Bien entendu si l’on couple les 2 c’est le nirvana, mais ce n’est pas du tout une obligation et puis surtout il serait bien que ce ne soit pas des hommes qui affirment ce genre de choses au sujet de nos orgasmes, perso je n’ai jamais eu la prétention de savoir ce qu’il se passe dans le corps masculin , même si je commence un peu à savoir ce qu’il faut faire pour lui faire plaisir lol.
Donc, messieurs, pas de généralité sur notre fonctionnement, rien n’est tout blanc ou tout noir, c’est beaucoup plus complexe que ça, et on aimerait que vous n’affirmiez rien de rédhibitoire sur un sujet que nous-mêmes n’avons pas fini encore de déterminer.
@axelle – vous pouvez vous insurger, c’est votre droit le plus strict
Bon, plus sérieusement : les sensations elles-mêmes ne mentent pas. Ce que vous ressentez est très bien décrit, et personne ne se permettrait de contester des sensations personnelles.
Cependant, les différentes origines de l’orgasme sont tout simplement dues à l’anatomie elle-même du clitoris
Donc je vois tout à fait ce que vous voulez dire par « stimulation du point G ». Sauf que l’orgasme vaginal au sens « freudien » (anatomiquement séparé du l’orgasme clitoridien) n’existe pas. et je confirme ce que vous dites, à savoir qu’on peut jouir de plein de façons différentes, qui peuvent être indépendantes etc… Et TOUS ces orgasmes sont d’origine clitoridienne, du fait même de son anatomie (voir liens ci-dessous, vous trouverez même un schéma…).
Mais en effet, au niveau des sensations, rien à voir, selon que la stimulation est postérieure et interne (ce sont alors les bulbes vestibulaires gonflés qui, enserrant le vagin et l’urètre, maximiseront les sensations) ou externes (via le gland du clitoris). Le clitoris fait 10 cm, tout compris
Et c’est un organe complexe. On peut donc en effet ressentir l’orgasme de façon « vaginale », et/ou clitoridienne. Et c’est toujours la stimulation du clitoris (et non, je ne parle pas uniquement du gland du clitoris) qui le provoque.
Quant à l’affirmation masculine que vous contestez (celle d’Antoine, je crois), certes, il n’a pas forcément employé les termes scientifiques exacts, mais il n’est pas loin de la vérité
Il ne fait que rappeler une évidence biologique, et je ne vois pas ce qu’elle a de rédhibitoire, bien au contraire ! Antoine mettait en évidence toute la richesse du clitoris et sa complexité, justement !
Et moi-même, en tant que femme, j’affirme d’autres vérités biologiques sur les hommes, par exemple là : http://www.zonezerogene.com/blog/2010/02/01/la-prostate-grandeur-et-pertinence-de-lorgasme-masculin/ Et le fait que je sois une femme ne m’empêche pas d’affirmer des choses vraies sur les hommes.
Je fais mon boulot de façon documentée et rigoureuse, voilà tout
Si vous souhaitez en lire plus sur le clitoris : http://www.zonezerogene.com/blog/2010/04/20/la-saga-du-clitoris-episode-1-son-anatomie/ et http://www.zonezerogene.com/blog/2010/04/21/la-saga-du-clitoris-saison-1-episode-2-vie-privee-vie-publique/
(Je précise en cas de doute sur la crédibilité de mes affirmations anatomiques : ce sont des extraits de mes bouquins, ça a donc été relu, vérifié par des toubibs -et pas des moralistes machos-, et je pense que vraiment, ça montre toute la richesse et la diversité de nos orgasmes…).
En fait, je crois que nous sommes d’accord sur le fond.
Bien évidemment que nous sommes d’accord sur le fond puisque ce n’était pas vous que je visais, bien au contraire , votre blog est très sympa, attractif et distrayant mais le monsieur Antoine du 1er commentaire. Et je le disais avec humour comme il m’est arrivé de dire à mon gynéco homme que malgré toute sa connaissance scientifique, je connais mon corps mieux que lui, surtout quand il s’agit de douleur ou de plaisir. J’espère ne pas avoir été mal comprise, mais je voulais juste corriger ce point. Continuez votre blog, je le lis et le partage avec des ami(e)s, et toutes mes excuses si mes propos ont été mal exprimés.
La phrase qui me paraissait a l’emporte-pièce était celle-ci : « oui, oui, un orgasme vaginal est en réalité clitoridien » je constate l’inverse très souvent et pas que chez moi… lol
@axelle- Mais aucun souci
Ici, y a pas de dictature du commentaire
Mais un orgasme ressenti comme vaginal est effectivement clitoridien, comme je l’ai précisé dans mon précédent commentaire
Que vous le ressentiez au niveau du vagin ne change rien à l’affaire. Mais on s’en fiche après tout, l’important c’est de prendre son pied.
La raison pour laquelle j’insiste sur le fonctionnement du clitoris et de l’orgasme, c’est simplement parce que cette distinction a été véhiculée par les théories Freudiennes. Et Freud, sérieux, mais quelle plaie : incompréhension totale de la sexualité féminine, théories à la con d’envie du pénis et d’angoisse de castration, de jouissance phallique chez la femme, bref, Freud et sa distinction symbolique entre deux orgasmes, liés à ce qu’il considérait ou non comme la maturité sexuelle, c’est une véritable catastrophe. Sexiste etc.
@Gaelle-Marie Zimmermann – oui oui je ne connais que trop bien le mal qu’a fait Freud à la sexualité féminine
et qu’il fait encore ( je suis de la génération des féministes militantes pour l’avortement et la contraception entre autres…) Il ne s’agit pas de « ressenti » mais de constat. Cet orgasme vaginal peut avoir lieu en quelques secondes avec un clitoris flasque sans aucune excitation préalable. Tout comme le plaisir anal, ils peuvent être complètement indépendants. j’ai rencontré des hommes qui jouissent analement sans érection ni éjaculation.C’est exactement ce qui se passe aussi chez certaines femmes comme moi, et pas mal de mes amies ma foi avec qui j’en ai parlé…C’est une 3ème voie dans la sexualité féminine qui contre à la fois les théories fumeuses de Freud et celles des féministes extrémistes ne jurant que par le clitoris, elles.
Et quelque chose me dit qu’on a pas encore fait vraiment le tour de toutes les possibilités justement…
Cordialement vôtre, Antoine.