Dans la catégorie « même pas j’ai honte de bien aimer les sextoys et de ne pas claironner que tout ça c’est business cul, arnaque et compagnie », voici une petite sélection de ce qui se fait de mieux actuellement, dans le genre efficace et pas trop cher.
Alors on va tous êtres gentils avec ses petits camarades, et bien enregistrer que :
- Cet article n’est pas le fruit d’une grasse corruption, de pots-de-vin ou de versements occultes de la part des marchands de quéquettes vibrantes
- Tous les sextoys présentés ont bien été testés, et ce dans les conditions les plus extrêmes, par nos crash-test-pussies
- Il n’y aura pas de débat « pour ou contre le fait de décrocher un orgasme avec un sextoy et moi j’y crois pas et rien ne vaudra jamais etc etc ». Tout ce qu’on demande au sextoy, c’est un orgasme. Le sextoy n’embrasse pas, ne fait pas vibrer le coeur, ne donne pas des papillons dans le ventre, ne remplace pas un ou une partenaire, n’est pas en rivalité avec le plaisir à deux, n’est pas malsain, ne représente aucun danger d’addiction (voir pour plus de précisions l’interview d’Alain Héril réalisée par Jean-Pierre Dao sur son webzine) et n’entre pas forcément dans une sexualité compensatoire. Le sextoy, tout simplement, il fait jouir, s’il est bien conçu.
- On se fiche que le sextoy ait une forme phallique ou pas, tout au moins pour ce qui est du positionnement idéologique. En effet, le sextoy phallique peut être totalement merdique, mais pas toujours. A contrario, les formes en « galet » se révèlent parfois très décevantes, même si elles correspondent à un refus théorique d’un sexualité phallocentrée.
On va aussi préciser que sur ZoneZeroGene, on se refuse à faire la promo des sextoys de luxe prétendument ultra-technologiques, conçus par des ingénieurs et des designers hype, et vendus au minimum 100 €. Pourquoi ? Parce que leur efficacité ne justifie jamais leur prix, et qu’en très grande majorité ces produits sont nuls : coups marketing superficiels et sophistication exagérée confinant à la caricature, ces produits ne représentent pas plus. Je le sais, je les ai personnellement testés (quel ennui, mon Dieu, quel ennui) et ai encaissé le boniment des attaché(e)s de presse enthousiastes (quel ennui, mon Dieu, quel… Ah, je l’ai déjà dit). Voilà , comme ça c’est clair.
On peut donc raisonnablement estimer qu’il n’est pas pertinent d’investir plus de 50 € dans un sextoy.
Pour bien le choisir :
- Il est judicieux de s’interroger au préalable sur le type de stimulation qu’on apprécie, sans se préoccuper de ce qui cartonne en tête d’affiche. Peu importe que le Rabbit fasse un peu sa pute et joue au best-seller, ou que le canard vous promette monts et merveilles. Ce qui compte avant tout c’est de se demander si ce que propose l’objet est en adéquation avec les sensations qu’on recherche : pénétration, chatouillis, stimulation clitoridienne, anale, vibrations fortes, douce, modulables, rigidité ou souplesse, etc. Son sextoy, on le choisit comme on choisirait une machine à laver : efficace, en accord avec ses besoins et ses envies, et d’un bon rapport qualité/prix. Sans oublier la matière, l’entretien et autres précisions utiles. J’avais rédigé pour le webzine de Neoplaisir une sorte de petit guide qui pourrait vous être utile, consultable ici.
La sélection de ZoneZeroGene :
- La baguette : douce, souple, et multifonctions. Elle peut stimuler le clitoris, le vagin ou l’anus, supporte la douche, ne fait pas trop de bruit et se révèle très efficace. C’est un produit qui n’en fait pas des tonnes dans le design, mais on s’en fiche, on ne lui demande pas de décorer un chemin de table. Les vibrations se modulent de façon sympathique selon les sensations désirées : 10 programmes, ça permet de varier un peu le truc sans se perdre en route (ma machine à laver en a moins que ça. Mais bon, je n’exige d’elle que du linge propre).
- Intérêt : une bonne prise en main et beaucoup de souplesse, un côté « touche-à -tout » au sens propre du terme, qui permettra à celles qui hésitent encore de préciser comment elles ont envie qu’un objet les fasse jouir. La possibilité de l’utiliser en pénétration anale offre également des opportunités intéressantes pour la stimulation de la prostate chez les hommes.
- Son prix : environ 30 €.
- Le dolphin : pour toutes celles qui ont bien pigé que la rabbit c’est un peu de la grosse daube en boîte (bruyant, énorme, mal fini, cher, gourmand en piles et puant les hydrocarbures), le dolphin est un bon produit. Il remplit sa part du marché avec honnêteté, ne dégage aucune odeur désagréable, et ses mensurations ne font pas craindre une ablation fortuite des amygdales. Par ailleurs, il offre une prise en main aisée, un toucher doux, une consistance à la fois souple et ferme, n’exige que 3 piles, faciles à insérer. Et cerise sur le gâteau, côté décibels il n’évoque pas un 747 diesel au décollage (parce que le rabbit, sur ce point précis, pardon hein, mais c’est pathétique).
Le dolphin permet une stimulation clitoridienne très efficace, pas agressive du tout. A noter que ce sextoy, doté d’un appendice caudal plutôt engageant, n’est pas fait pour aller et venir dans le vagin : on le met en place, en l’insérant doucement et profondément, puis on met en marche les moteurs à sa guise, pour stimuler le clitoris seul, ou le clitoris ET les parois vaginales : les deux moteurs sont indépendants. La tête de la partie phallique tourne sur elle-même et des billes se baladent également à l’intérieur (on peut changer le sens de rotation d’ailleurs). L’idée, c’est globalement de le laisser bosser tout seul. Tout au plus peut-on, si on n’est pas trop flemmarde, remuer légèrement les hanches mais ce n’est même pas nécessaire. Le dolphin travaille bien et sans aide. Orgasme facile et rapide.
Intérêt : la stimulation clitoridienne doublée de la sensation d’être « remplie » augmente les sensations dues au gonflement des bulbes vestibulaires, et intensifie les délicieuses contractions provoquées par l’orgasme. Bon, les billes, tout ça, c’est plus pour le côté fun et il n’y a pas de quoi crier au miracle, mais elles ne dérangent personne en fait.
- Son prix : environ 50 €, les vaut largement.
Mention spéciale, pour conclure, à un sextoy un peu particulier rappelant le concept du Rabbit, et chroniqué sur ZoneZeroGene par Eve : je n’ai pas testé, mais il paraît que c’est une pure tuerie.



Tu sais, j’avais suivi tes conseils éclairés sur le rabbit vendu par la boutique de ton pote, le rechargeable : pas de problèmes de piles, la charge tient le coup (jamais tombé en panne … arghhhhh heureusement !), l’odeur n’est pas catastrophique= je lui taille pas non plus une pipe hein, au rabbit, et j’ai été super surprise par le côté très peu sonore de cet engin-là . Franchement, ça va. Mon pauvre lapinou, va, tué par un dauphin …
@M. – Ouais, on est toujours trahi par les siens…
Non mais à la décharge des récents rabbits, je dois admettre que côté odeur et bruit, y a du progrès. Ils restent cependant, pour les versions « luxe », un peu chers pour ce qu’ils proposent. Et les finitions ne sont pas géniales… En fait, je reproche aux rabbits d’être cheap dans leur assemblage et conception, pour un prix prohibitif
Mais il y a des versions basiques raisonnables.
Mais oui, le dauphin est vachement mieux
Juste pour amener de l’eau au moulin : j’ai investi dans un sextoy hyper chèr, mais qui me faisait vachement envie, le « Jejoue » de Sasi ou vice versa, qui était censé vous donner les mêmes sensations qu’un vrai cuni, le mec au bout de la langue en moins, et qui devait même apprendre ce que vous préférez et tout, ben je peux vous dire que je suis loin d’en avoir eu pour mon argent… 150 euros pour mes 40 ans… juste envie de leur mettre à la figure : on ne sent rien, ou alors faut vraiment se frotter après comme une dingue, autant dire que les différents mouvements qu’il propose n’ont aucun intérêt, quand il vibre, faut vraiment avoir des doigts de fée pour arriver à changer de niveau de vibrations, et il ne retient bien, on a beau lire et relire le mode d’emploi, quoi qu’on fasse, ça marche pas… en plus le mode d’emploi, c’est pas le sujet, mais la traduction du japonais ou du coréen, c’est juste plus que marrant. Jamais vu ça… bref, c’est peu long mais je crois que notre chroniqueuse préférée a raison. et du coup j’ai suivi le conseil d’Eve et me suis rabattue sur le sextoy qu’on croirait sortit de chez Apple !!!!
Excusez, mais 30 à 50 euros, je ne trouve pas ça très abordable pour des sextoys « plastoc made in China ». Parions que dans des pays voisins on trouvera le mêmes à moins cher.
@Kahlan – Ah, le Sasi, m’en parle pas, c’est une horreur (je l’ai reçu aussi) !
@GouineMum : Oui, je comprends. Ce n’est pas la fourchette de prix la plus basse. Et parmi la tonne de produits que j’ai entreposés (mon dieu, pourquoi n’ai-je pas monté un blog de nouvelles technologies, de bricolagen de cosmétique ou de mode en 2007, je serais à ce jour couverte de gadgets informatiques, d’iphones, de lattes de bois, de visseuses, de maquillage et de fringues au lieu de collectionner les sextoys
), j’ai aussi du joujou vraiment pas cher, entre 10 et 20 €. Mais là , franchement, le résultat est pas top. Les matières sont moins agréables (et on met quand même ça au contact de notre chatte et/ou notre cul), l’entretien un peu plus délicat et surtout, ils durent moins longtemps… Oui, un sextoy, ça s’use, ça casse. Le côté « plastoc made in china » n’est pas perceptible sur du mats à 30 ou 40 € : c’est du toucher cyberskin, ou skintouch, comme ils disent, ça glisse, c’est vraiment sympa. Y a du soin apporté aux matières, aux finitions, etc…
Mais je pense que tu n’as pas tort et je vois ce que tu veux dire.
C’est vrai que c’est pas donné. Mais en comparaison du haut de gamme, ça reste raisonnable.
Moi j’ai une variante sympa du Dolphin. C’est un papillon, skintouch, water proof et tout le bazar.
Non seulement il est assez mignon, mais comme l’a justement dit mon homme : « C’est un engin de guerre ton truc! ». Imparable et d’usage plus que simple.
Seul inconvénient, penser à faire la vaisselle avant que n’arrivent pôpamôman, parce que le papillon au milieu de l’évier de la cuisine…Situation rigolote.
Bonjour,
Je me permets d’ajouter un peu d’eau au moulin coté « marchand de quéquettes », d’autant que Gaelle-Marie m’avait gentiment contacté pour un de ses articles. L’avantage d’ avoir des centaines de sextoys sous la main est de pouvoir les toucher, les tordre, les sentir, mettre des piles dedans et parfois de s’en garder quelques-uns pour jouer… Bin oui faut bien tester aussi, rassurez-vous ceux-là ne sont pas vendus !
Pour les plus chers, au-delà du marketing, eh oui, c’est pour le cul mais c’est aussi du business, il faut au moins leur reconnaître que pour la plupart leur design est réussi, la qualité de fabrication et des matériaux justifie en partie l’écart de prix. Les marques européennes comme Fun Factory et Lelo (fabriqué en chine…) tiennent le haut du pavé à cet égard et sont aussi parmi ceux les plus distribués après les modèles 100% chinois.
Jouir pour 100 euros ou pour 10 euros ?
Pour 100 euros on est dans le sextoy genre beau mec, musclé, bronzé, avec la classe qui inspire confiance, du genre « celui-là ne me fera pas de mal et ce sera que du plaisir». Malheureusement un vibromasseur ou un gode c’est comme les mecs, il y en a des super beaux complètements nuls dans un plumard. Il y en a aussi qui font tout bien et qui ne tombent même pas en panne, le rêve quoi !
Pour 10 euros, avec un peu de chance, c’est le sextoy genre bidochon, petit, chauve, qui pue du bec mais qui peut aussi faire prendre un pied incroyable. On sait pas pourquoi, mais il envoie au 7ème ciel en 3 coups de cuillère à pot. Une copine à qui j’avais donné ce genre de mini vibromasseur couleur ivoire, 1 vitesse, a eu bien des orgasmes avec, je ne l’avais pas payé, c’était un cadeau d’un site de vente par correspondance bien avant l’ère Internet, pour vous dire que c’était à priori une daube et pourtant…).
Il y a d’excellents godes et vibromasseurs dès 15 ou 20 euros et allez savoir pourquoi, ce ne sont pas ceux-ci qui sont le plus vendus. Comme quoi, l’aspect, la part de fantasme sont essentiels pour un achat. Encore plus lorsqu’il s’agit de vente à distance, ou seule reste l’image parfois largement embellie, et un argumentaire dithyrambique souvent soufflé par le fabricant, que bien des boutiques mettent sans se poser de questions en copié/collé sur leur site.
Après, les goûts, les couleurs et ce que l’on en attend est extrêmement variable suivant les personnes. Lorsque vient l’heure de se retrouver en tête à tête avec son terrible engin, cela va être le moment de la révélation : Va-t-il bien baiser ? ;o)
C’est comme avec un mec (ou une nana), ça glisse pas bien, c’est trop dur, trop mou, ça vibre trop fort ou pas assez, trop gros ou trop petit. Bon j’arrête là , c’est sans doute pour cela que dans la vraie vie on n’a pas tous épousé la même personne.
En conclusion il ne reste plus qu’à essayer pour trouver le ou les bons qui feront plaisir sans être obligé de prendre un crédit chez le banquier. J’ai un cliente qui m’a fait part de la satisfaction de son Sasi, il y en a peut être aussi qui sont super fâchées mais je n’ai pas eu de retour.
(
PS1 : pour faire des économies, pas la peine d’aller à voir ailleurs en Europe, les prix sont identiques (Fun Factory, Lelo, JeJoue, Jimmy Jane etc.) chez tous les grossistes ayant l’exclu de la distribution dans leur pays respectif. Si vous voulez économiser ce sera en cherchant la boutique (française !) qui fera le meilleur effort commercial. Profitez de la crise et de la concurrence, ça ne va peut être pas durer.
PS2 : il y a t-il des masochistes qui ont acheté les boules de geisha rose à picots… ?
C’est pour connaître le nombre de points de sutures nécessaire après usage, il y en a qui osent dire qu’elles sont stimulantes, le mot est faible. C’est sans doute la plus belle fumisterie disponible depuis des années et je suis sûr qu’elles ont été vendues par dizaines de milliers, elles font fantasmer !
Au plaisir
Denis